Anna MOUGLALIS
Anna MOUGLALIS
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« Je reste un mystère pour moi-même, c'est pour ça que j'aime ce métier. C'est un endroit d'exploration superbe. »


Après une formation en hypokhâgne, elle s'oriente vers le jeu en intégrant le Conservatoire national supérieur d'art dramatique, où elle est formée par l'aguerri Daniel Mesguich jusqu'en 2001. En 2000, elle apparaît pour la deuxième fois au cinéma dans La Captive de Chantal Akerman, puis dans Merci pour le chocolat de Claude Chabrol, son premier rôle d'envergure, aux côtés d'Isabelle Huppert et Jacques Dutronc. Sa présence mystérieuse et magnétique est alors remarquée par d'autres cinéastes français tels que Arnaud Desplechin, Benoît Delépine et Gustave Kervern, Philippe Garrel ou encore Samuel Benchetrit. Elle attire aussi le regard de cinéastes italiens, parmi lesquels Michele Placido, qui la place en tête d'affiche du très remarqué Romanzo criminale. En 2014, elle prête ses traits à Fanny Targioni-Tozzetti, l'amour impossible du poète Giacomo Leopardi dans le film de Mario Martone. Son allure romantique, sa prestance et son charisme la désignent pour incarner des personnages emblématiques : elle devient Coco Chanel dans Coco Chanel & Igor Stravinsky de Jan Kounen, Juliette Gréco dans Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar ou encore Simone de Beauvoir dans Les Amants du Flore d'Ilan Duran Cohen. C'est ainsi tout naturellement qu'elle est « élue présidente de la République » dans la série Baron noir, avant de triompher cette année sur les planches, grâce à son interprétation de Mademoiselle Julie, rôle-titre de l'œuvre culte de Strindberg.

 

filmographie